[AVIS] Dans la brume, l’apocalypse à la Française !

0

Synopsis:
Le jour où une étrange brume mortelle submerge Paris, des survivants trouvent refuge dans les derniers étages des immeubles et sur les toits de la capitale. Sans informations, sans électricité, sans eau ni nourriture, une petite famille tente de survivre à cette catastrophe… Mais les heures passent et un constat s’impose : les secours ne viendront pas et il faudra, pour espérer s’en sortir, tenter sa chance dans la brume…

De plus en plus la France s’ouvre aux films de genre. Après le succès de Grave, l’innovant Arès, ou encore le récent La Nuit A Dévoré le monde, c’est le Québécois Daniel Roby, réalisateur entre autre de quelques épisodes de la série Versailles qui vient se heurter au public Français. Pour ce faire, le réalisateur a fait appel aux talentueux Romain Duris et Olga Kurylenko, duo d’acteurs charismatiques à la notoriété internationale pour un film bourré d’ambitions.

On avait peur d’une science fiction ratée en vue de son petit budget et de ses ambitions mais Dans La Brume nous offre une ambiance apocalyptique réussie ! Tourné essentiellement en studio en banlieue Parisienne, le film nous captive par son soucis du détail et ses rues de Paris apocalyptiques très réalistes. C’est l’un des points forts du film, on y croit ! Des dizaines de cadavres recouvrent les trottoirs, certains rescapés errent dans les rues, tout est assez réussi dans un Paris créé pour l’occasion qui l’est tout autant.  Le seul petit bémol pourrait être les effets spéciaux, parfois faux mais dans l’ensemble de bonne facture pour ce petit budget.

Là où les films américains à grand spectacle nous perdent, Romain Duris et Olga Kurylenko nous rattrapent dans un film plus humain et réaliste. Dans La Brume mise avant tout sur les péripéties de ses personnages et le côté humain, à petite échelle, à l’échelle de leurs problèmes. Et cette approche aussi surprenante que réaliste, va devenir autant la source de ses qualités que celle de ses défauts.

L’histoire tourne autour du sauvetage de Sarah (Fantine Harduin), la fille de Mathieu (Romain Duris) et Anna (Olga Kurylenko) atteinte d’une maladie grave et bloquée dans sa bulle dans l’appartement familial. Romain Duris et Olga Kurylenko vont donc affronter de nombreuses péripéties pour sauver leur fille. Le temps est compté et ce contre là montre offre une tension palpable. Une tension accentuée par la musique de Michel Corriveau (Versailles) et le jeu parfois juste des acteurs. Parfois seulement, puisqu’on a du mal à rentrer dedans et le jeu de Fantine Harduin est pour le moins décevant. Mais heureusement les péripéties nous ramènent dans cet univers réaliste, et Michel Robin et Anna Gaylor apportent encore plus de réalisme et de profondeur à cet événement apocalyptique.

Mais à rester à petite échelle on frustre le spectateur qui aimerait en savoir plus. C’est une chose mais le film fruste encore plus de part sa fin, totalement décevante et frustrante. Toute la tension amenée est cassée et gâchée par une fin rapide et expédiée. Dommage!

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.