[AVIS] Florida Project, constat de l’Amérique de l’ombre !

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Synopsis:
Moonee a 6 ans et un sacré caractère.
Lâchée en toute liberté dans un motel de la banlieue de Disney world, elle y fait les 400 coups avec sa petite bande de gamins insolents.
Ses incartades ne semblent  pas trop inquiéter Halley, sa très jeune mère.
En situation précaire comme tous les habitants du motel, celle-ci est en effet trop concentrée sur des plans plus ou moins honnêtes pour assurer leur quotidien…

Bienvenu au royaume enchanté de Florida Project ! Au royaume à la fois très coloré et très miséreux de Sean Baker. Un royaume hyper réaliste et authentique témoin d’une Amérique de l’ombre, d’une tranche de vie en plein état de Floride. Tel est le pari fou de ce réalisateur qui souhaite témoigner d’une réalité sous les traits d’un film grand public !

Inspiré de Ptit Quinquin de Bruno Dumont ou encore de Bad Lieutenant de Ferrara le film a été présenté à la quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes 2017 et ovationné à juste titre. Le film est une réussite de par son réalisme marquant et son authenticité. Et ça il le doit notamment à son casting, à l’excellent Willem Dafoe (Spider-man, The Grand Budapest Hotel…) toujours aussi brillant et à l’étonnante surprise Bria Vinaite recrutée sur Instagram par le réalisateur. Sans oublier les enfants, Brooklynn PrinceChristopher Rivera ou encore Valeria Cotto tous d’une sincérité magique. 

Sean Baker aime les prises de risque et après réalisé son dernier film à l’iphone, il s’impose ici des prises de risques payantes pour la qualité du film. Le réalisateur qui aime parfois se comparer au cinéma de Ken Loach nous offre ici un film ultra coloré contrastant étonnamment avec son sujet. Le résultat très esthétique d’Alexis Zabe, le directeur de la photographie qui a notamment travaillé sur les clips de David Guetta, Pharrell Williams ou encore de The Weeknd. Epaulé par l’étalonneur Sam Daley qui a sublimé la pellicule.

Même si certains pourront noter le manque de réelle intensité scénaristique, d’autres pourront apprécier la tranche de vie qu’il propose, comme si on avait passé une semaine avec ces gens, avec ces bâtiments en immersion dans leur mode de vie précaire. On y retrouve toutes les facettes de la précarité, la prostitution, la violence, la drogue, la pédophilie, tout est retranscrit à l’écran avec brio par Sean Baker. Tout ça du point de vue déstabilisant de la jeune Moonee (Brooklynn Prince). 

On aime ce côté authentique, cet hyper réalisme qui se veut témoin d’un mode de vie.

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