[AVIS] Les Trolls, un agréable divertissement !

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Synopsis:
Connus pour leur crête de cheveux fluos et magiques, les Trolls sont des créatures délirantes et joyeuses et surtout les rois de la pop. Mais leur monde d’arcs-en-ciel et de cupcakes est changé à jamais lorsque leur leader Poppy, accompagnée de Branche et tous ses amis, doit se lancer dans une mission de sauvetage qui l’entraînera loin de ce petit paradis.

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Excepté Shrek (qui aura normalement droit à une sorte de suite/reboot dans les années à venir) ou Dragons (décliné en série sur Netflix en attendant un troisième volet), force est de constater que les équipes de Dreamworks ont toujours du mal à faire de leurs films d’animation quelque chose de réellement fédérateur et dont on se souvient des années après leur sortie, contrairement aux ténors du genre que sont Disney et – désormais – Illumination et ses Minions. Après Rihanna et Jennifer Lopez l’an dernier pour En route, les studios continuent à « starifier » leurs projets en faisant cette fois-ci appel à Justin Timberlake (qu’on ne présente plus) et Anna Kendrick (qui poussait déjà la chansonnette dans Pitch Perfect) dans Les Trolls. Un film qui se veut plein de joie et de bonne humeur, à l’image de ces petits héros, qui passent leur temps à chanter, danser, se faire des câlins et balancer des paillettes partout entre deux séances de scrapbooking. Est-ce suffisant pour faire des Trolls l’un des films d’animation marquants de l’année, face aux très acclamés Ma vie de Courgette et La Tortue rouge ?

Chez les Trolls, en effet, ça chante beaucoup. À tel point que l’on pourrait presque frôler l’indigestion dès le début du film, où Poppy et ses amis enchaînent les tubes dans un medley pétaradant (et pendant lequel Anna Kendrick a droit à un petit clin d’œil à son passé de chanteuse a capella). Mais l’indigestion est bel et bien souhaitée, et à l’origine du confinement de Branche, le seul petit troll qui semble bien décidé à faire la gueule tous les jours et à fuir ce monde aux couleurs flamboyantes. Bref, tout l’opposé de la ville des Bergen, ennemis jurés des Trolls, où tout est – globalement – immonde, sale et repoussant. Leur objectif : manger ces fameux Trolls pour prétendre accéder au bonheur.

L’intrigue des Trolls n’a pas grand chose de bien original : un trop plein de chansons qui tourne mal, une banale histoire de sauvetage, et un message plutôt facile sur la manière dont tout un chacun peut être heureux. Et pourtant, ce nouveau film Dreamworks parvient tout de même à faire passer un agréable moment, grâce à sa bande originale entièrement composée de grands classiques de la chanson anglophone. De Bonnie Tyler à Justice, en passant par Lionel Richie, la musique est bien souvent utilisée au service des gags. Le personnage de Bridget, incarné par Zooey Deschanel dans la version originale, est sûrement le plus attachant et le plus drôle du film. Bergen harcelée et méprisée par son prince et ses supérieures, elle cultive ses amours secrètes en chantonnant dans sa chambre, parfait stéréotype de l’ado en plein chagrin d’amour.

Culture anglophone donc… ce pourquoi nous avons eu la chance de voir le film dans sa version originale. En français, le doublage des Trolls est assuré par deux stars montantes et en vogue auprès du jeune public : Louane et M. Pokora. Une aubaine pour la promotion de ce dernier, qui vient tout juste de sortir son album de reprises de Claude François ! Quant à Louane, la chanteuse profite de son élan après son César du meilleur espoir féminin pour son rôle dans La Famille Bélier. Il aurait peut-être été plus judicieux et osé de profiter du travail de traduction pour utiliser des chansons françaises, plutôt que de chanter simplement les pistes utilisées dans la VO. Heureusement, quelques titres comme The Sound of Silence ont pu être épargnés… et tant mieux !

L’essentiel, c’est que Les Trolls constitue un agréable divertissement, que ce soit pour le jeune public ou pour les parents, mais de là à devenir une nouvelle franchise, disons… bof. Ce premier film se suffit à lui même, malgré quelques beaux moments (les passages en scrapbooking de Poppy, son exploration du monde, la scène finale). Le message du film, bien qu’assez facile, reste tout de même très important à entendre dans les temps troublés que nous vivons.

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