[AVIS] Love, Simon, 1h50 de rires et d’émotions!

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Synopsis:
On mérite tous une première grande histoire d’amour. Pourtant pour Simon, c’est compliqué. Il a une vie normale, dans une famille  qu’il adore et entouré d’amis extraordinaires, mais il garde pour lui un grand secret: personne ne sait qu’il est gay et il ne connait pas l’identité de son premier coup de cœur, avec qui il communique en ligne. Alors que son secret est menacé d’être révélé, la vie de Simon bascule dans une aventure aussi drôle que bouleversante… Ses amis prendront alors une place essentielle pour l’aider à changer sa vie et découvrir le premier amour.

Love, Simon, réalisé par Greg Berlanti (producteur de Flash, Green Lantern, Arrow, …), ne détonne pas par sa réalisation ou par sa mise en scène. Non. Son vrai talent, c’est de
proposer un teen-movie qui sonne juste, qui émeut, qui fait rire et qui force à se demander « Et si c’était moi ? ».

Simon Spier est un jeune homme de 17 ans dont la vie est parfaite, en apparence en tous
cas : ses parents sont aimants et compréhensifs, sa petite sœur est attentionnée, ses amis débordent de caractère et d’humour. Et pourtant, Simon n’arrive pas à leur avouer son plus gros secret : il est gay. Pour assouvir son désir d’en parler, Simon échange des mails avec un mystérieux étudiant de son lycée, Blue, dont il ne connaît pas l’identité. Il va enfin pouvoir se confier et … tomber amoureux.

Teen-movie par excellence, Greg Berlanti respecte les règles du genre : nous suivons Simon et sa bande d’adolescent dans un quotidien emblématique fait de cours, de soirées
d’Halloween ou de trajets en voiture, le temps d’une année scolaire de terminale. Une
année de parcours initiatique où chacun d’entre eux, et surtout Simon, va pouvoir évoluer et entrer dans le monde adulte.

Là où Berlanti surprend et dévie de la trame basique du teen-movie américain, c’est en
traitant un sujet rarement abordé dans les grosses productions Hollywoodiennes (ici, la Fox) pour les ados : le coming-out d’un jeune homme. Coming-out qui se déroule dans une ambiance ordinaire, dans la vie d’un adolescent banal (et plein de charme et d’humour) qui doit faire face à ses doutes, ses peurs et surtout, ses a priori. Le film fait d’ailleurs écho à une autre production, Netflix cette fois-ci, Everything Sucks, qui aborde le même thème sur 10 épisodes.

Berlanti fait ici son possible pour ne pas tomber dans une caricature trop poussée de la vie d’un jeune homosexuel aux Etats-Unis de nos jours – sans toujours réussir : oui, le (très beau) père de Simon (Josh Duhamel) faisait partie de l’équipe de football de son lycée, fait quelques blagues machistes et a épousé la plus jolie fille de sa promo (Jennifer Garner), qui excèle dans sa profession de psychologue, sauf quand il s’agit de comprendre son fils.

Les quelques écarts sont pardonnés par la finesse de l’écriture des sentiments et la
description des émotions, qui permettent de proposer 1h50 d’émotion et de rire.

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