[AVIS] Ready Player One, le retour du Grand Spielberg !

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Synopsis:
2045. Le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l’OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday. Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l’œuf de Pâques numérique qu’il a pris soin de dissimuler dans l’OASIS. L’appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu’un jeune garçon, Wade Watts, qui n’a pourtant pas le profil d’un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant…

Steven Spielberg, ce nom vous dit forcément quelque chose. Non pas parce qu’il a gagné 2 Oscars en tant que réalisateur, non pas parce qu’il a été président du jury du 66e Festival de Cannes, non pas parce qu’il est le cinéaste le plus rentable du cinéma actuel, mais parce que ces créations et son univers ont inspiré de nombreux cinéastes en plus de faire rêver son public. Avec des films comme E.T., Indiana Jones, Minority Report ou encore Jurassic Park, Steven Spielberg a su proposer des divertissements bien construits, généreux où la passion du cinéma et l’optimisme faisaient bon cocktail.

Mais depuis 7ans et ses fabuleuses Aventures de Tintin et Le secret de la Licorne  le réalisateur a mis de côté ses films d’aventures pour se consacrer à des films plus matures. Certes le cinéaste a réalisé Le Bon Gros Géant entre temps mais ce film et ce qui en ressort est loin des films Ambliniens qu’on aime.

Pendant qu’il réalisait Le Bon Gros Géant, et qu’il préparait Pentagon Papers le réalisateur avait une autre idée en tête. Un film qu’il prépare depuis Décembre 2015, un film beaucoup plus personnel et dans ce qu’il sait faire de mieux. Un film d’aventure ou la science fiction lui permet de parler de lui, de sa passion et surtout de faire plaisir aux fans. Ce film c’est Ready Player One, adapté du roman homonyme d’Ernest Cline, paru en 2011.

Et ce Ready Player One est une oeuvre majeure de la filmographie du réalisateur ! Il reprend le cinéma d’Amblin qu’on aime, le film d’aventure optimiste où tout est bien ficelé, où les personnages sont attachants dans un monde encore jamais vu. En plus de revenir à ce qu’il fait de mieux, Spielberg signe aussi l’une des ses oeuvres les plus personnelles. Et pour fait, on reconnait le réalisateur dans le personnage de Halliday (Mark Rylance), une introspection où il affronte son statut de géant de l’industrie et de simple rêveur à l’âme d’enfant.

Il en assouvi d’ailleurs tous ses désirs et les désirs du spectateur en proposant un film ultra-référencé où King Kong, la Dolorean, Batman ou encore le T-Rex de Jurassic Park et bien d’autres se côtoient pour notre plus grand plaisir. Une sorte de pêle-mêle de toutes les licences que Spielberg a pu côtoyer, un enchaînement de références qui en plus de plaire aux fans sert à l’histoire.

Toutes ses références s’enchaînent dans une très belle aventure où Tye Sheridan affronte le réel et le virtuel. Une liaison de deux mondes parfaitement mis en scène par le cinéaste qui offre un mélange d’action et d’émotion dynamique plein des scènes magistrales et de scènes émouvantes. Avec Tye Sheridan on retrouve Olivia Cooke et T.J. Miller qui incarnent avec brio leurs personnages entre virtuel et réalité. Puisque comme Tintin le film est tourné intégralement en motion capture, pour toutes les scène d’Oasis (monde virtuel). Techniquement très réussi on plonge ainsi dans un jeu vidéo géant où les personnages nous émeuvent mais surtout un monde virtuel qui influe sur la réalité et inversement.

Un film futuriste qui nous rend nostalgique. Le film arrive en effet à nous rendre nostalgique, à nous rappeler l’enfance dans un voyage inter-générationnelle. En plus des musiques 80′ avec Jump de Van Halen, World in My Eyes de Depeche Mode, Take on me de A-HA et bien d’autres, Alan Silvestri vient remplacer John Williams a la composition, pour une oeuvre intéressante mais malheureusement pas mis en valeur (sans doute l’une des déceptions du film).

Ready Player One est un film inter-générationnel pour les fans de Spielberg et de Pop-culture. Une aventure humaine qui passe dans le virtuel pour un cocktail divertissant, surprenant et nostalgique jamais vu au cinéma. Le Spielberg qu’on aime a prouvé une fois encore son talent et qu’a 71ans il garde encore son âme d’enfant.

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