[AVIS] Un Raccourci dans le Temps, le vide fantastique !

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Oprah Winfrey is Mrs. Which in Disney’s A WRINKLE IN TIME.

Synopsis:
Comme la plupart des collégiens, Meg Murry manque d’assurance et tente de trouver sa place. Très intelligente (ses parents sont des scientifiques mondialement connus), elle possède – tout comme son petit frère Charles Wallace – un don rare qu’elle ne n’a pas encore exploité. La disparition inexpliquée de son père va l’amener à faire la connaissance de trois guides – Mme Quidam, Mme Qui, Mme Quiproquo– venues sur Terre pour l’aider à le retrouver. Accompagnés de Calvin, un camarade de classe,  ils trouvent au cours de leur quête un raccourci spatiotemporel les entraînant vers des mondes insoupçonnés sur lesquels règne un personnage maléfique…

1.5

Après avoir réalisé Selma nommé à l’oscar du meilleur film en 2014 et Le 13e documentaire très engagé sur les liens entre la race, la justice et l’incarcération de masse aux États-Unis -nommé aussi à l’oscar du meilleur documentaire en 2016- Ava DuVernay s’attaque au blockbuster. Et pas des moindres puisque la réalisatrice engagée s’attaque à l’adaptation du roman éponyme de Madeleine L’Engle publié en 1962 avec un budget d’environ 103 millions de dollars ce qui fait d’elle la première femme de couleur à réaliser un film dépassant les 100 millions. Dans l’idée tout est beau, Ava DuVernay s’offre en plus un casting 5 étoiles digne des Disney habituels avec Oprah Winfrey, Reese Witherspoon, Michael Peña, Zach Galifianakis, Chris Pine, David Oyelowo ou encore Levi Miller aperçu dans Pan de Joe Wright. Cependant pour son lead rôle la réalisatrice a fait appel à Storm Reid une jeune actrice aperçu dans 12 Years a Slaves ainsi que dans quelques épisodes de série télé; et là figure la première déception. Laisser sa chance à un nouveau talent c’est clairement une chose à encourager mais malheureusement ici Storm Reid est sans intérêt.

En plus de ce lead rôle décevant, on regrette l’apparition trop courte de certains personnages, notamment celui de Zach Galifianakis ou encore Chris Pine pourtant mis en avant dans la bande annonce pour quelques minutes à peine à l’écran.

Mais passons cette déception, après tout ce n’est qu’une partie du tout que représente un film. Malheureusement rien n’est là pour nous faire oublier cette déception, au contraire. 1h50 de longueurs, ne peuvent combler le vide scénaristique et ce qui devait être un voyage fantastique et merveilleux dans un univers étonnant se transforme en un téléfilm soporifique à l’univers presque pas exploité. En plus d’être sans intérêt le film force ses messages et l’émerveillement qu’un Disney se doit d’offrir avec ses morales rabâchées tout du long. Pourtant la scénariste Jennifer Lee nous avait habitué à mieux avec Zootopie et La Reine des Neiges.

Tout n’est pas à jeter bien évidemment, notamment la photographie qui reste assez inintéressante. Signée Tobias A. Schliessler déjà présent pour La Belle et la Bête de Bill Condon ou encore directeur de la photographie de Hancock, Du Sang et des Larmes et de l’attaque du métro 123 de Tony Scott, la photographie sublime certaines scènes pour contrer certains passages aux plans numériques douteux. En plus de la photographie, Ramin Djawadi (Game of Thrones) vient rajouter sa composition aux quelques musiques proposées par différents artistes (DJ Khaled, Demi Lovato, Sia…) pour combler un peu le manque de rythme. Bien que rapidement oubliée il réussi au moins à nous tenir éveiller.

Vous l’aurez compris ne perdez pas votre temps à découvrir Un Raccourci dans le Temps, optez plutôt pour l’option B; revoir A la Poursuite de demain (Tomorrowland), déjà plus intéressant comme Disney sinon vous pouvez toujours revoir un Pixar, c’est bien aussi les Pixar !

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