[AVIS] Yomeddine, le road-trip drôle et émouvant !

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Synopsis:
Beshay, lépreux aujourd’hui guéri, n’avait jamais quitté depuis l’enfance sa léproserie, dans le désert égyptien. Après la disparition de son épouse, il décide pour la première fois de partir à la recherche de ses racines, ses pauvres possessions entassées sur une charrette tirée par son âne.
Vite rejoint par un orphelin nubien qu’il a pris sous son aile, il va traverser l’Egypte et affronter ainsi le Monde avec ses maux et ses instants de grâce dans la quête d’une famille, d’un foyer, d’un peu d’humanité…

Sélectionné pour la compétition du Festival de Cannes 2018 Yomeddine est le premier film du réalisateur égyptien et autrichien Abu Bakr Shawky. Il est librement inspiré des témoignages reçu qu’il a reçu lors de son court métrage The Colony relatant le parcours des résidents de la léproserie d’Abu Zaabal, au nord du Caire. L’histoire est aussi assez proche de ce que Rady Gamal le protagoniste principal a vécu, lui aussi atteint de la Lèpre. C’est d’ailleurs son premier film, première expérience d’acteur, un pari risqué mais une très belle révélation bourrée d’émotions.

Si le synopsis peut faire peur à plus d’un d’entre vous, Yomeddine surprend ! Il surprend de part son traitement, on pourrait croire à un constat simple sur la maladie ou les léproseries en Egypte mais Yomeddine va plus loin ! Il se concentre sur l’aventure de Besday (Rady Gamal) et d’un orphelin appelé Obama mais avant tout sur les problèmes sociaux qu’engendre la lèpre et les aventures humaines de ce mauvais cheval. Abu Bakr Shawky traite le sujet sous la forme d’un road-trip avec beaucoup d’humour et de légèreté ne négligeant pas la tristesse du sujet.

Dans une Egypte rurale et méconnue du grand public, Abu Bakr Shawky  souhaite montrer un peu plus que les simples lieux touristiques. Durant son périple, Besday va ainsi traverser une partie de l’Egypte, sous une musique très rythmé de tambours et d’intensité. Accompagné de plusieurs rencontres Besday va apprendre de nombreuses leçons, et le réalisateur Abu Bakr Shawky en profite aussi pour poser quelques petits piques au gouvernement Egyptien et à la religion.

Plein de bons sentiments et de sensibilité Yomeddine met en avant son humanité sans en oublier l’émotion du sujet. Un bon retour de l’Egypte à Cannes mais qui reste trop simpliste pour se confronter aux autres films si ce n’est que pour son acteur principale, la révélation du film ! Il nous fait même oublier le reste du casting, le petit Obama et les autres miséreux qu’il rencontrera sur sa route.

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