Cake

Réalisé par : Daniel Barnz


Avec :
Jennifer Aniston, Adriana Barraza, Anna Kendrick, Sam Worthington, William H. Macy, Lucy Punch et Britt Robertson


Sortie :
8 avril 2015

Durée: 1h42min


Budget: /


Distributeur :
Warner Bros. France

3D: Oui – non

 

Synopsis : 

Claire Bennett (Jennifer Aniston) va mal. Il n’y a qu’à voir ses cicatrices et ses grimaces de douleur dès qu’elle fait un geste pour comprendre qu’elle souffre physiquement. Elle ne parvient guère mieux à dissimuler son mal-être affectif. Cassante et parfois même insultante, Claire cède à l’agressivité et à la colère avec tous ceux qui l’approchent. Son mari et ses amis ont pris leurs distances avec elle, et même son groupe de soutien l’a rejetée. Mais le suicide de Nina (Anna Kendrick, également citée à l’Oscar), qui faisait partie de son groupe de soutien, déclenche chez Claire une nouvelle fixation. Tout en s’intéressant à la disparition de cette femme qu’elle connaissait à peine, Claire en vient à s’interroger sur la frontière ténue entre vie et mort, abandon et souffrance, danger et salut. Tandis qu’elle se rapproche du mari de Nina (Sam Worthington) et de leur fils, Claire trouvera peut-être un peu de réconfort…

4/5

Si le commun des mortels devait identifier Jennifer Aniston, il citerait bien évidemment la belle Rachel de la série Friends. Après avoir participé à quelques comédies au cinéma, comme Les Miller ou Comment j’ai tué mon boss 1 et 2, l’actrice est désormais bien décidée à gommer cette image de comic relief. Car Cake, c’est un film qui prend le spectateur à contre-pied… Laissez-nous vous dire pourquoi !

Cake, c’est l’histoire d’une femme déprimée, accro aux médocs, et qui refuse d’affronter la vie. C’est l’histoire de Claire Bennett, torturée par les stigmates physiques et psychologiques de son passé : non, Jennifer Aniston ne joue pas l’idéal physique féminin. La moindre de ses actions provoque chez elle une intense souffrance. D’où vient-elle ? Vous l’apprendrez, ne vous en faites pas. Tout en suggestion et en finesse : Daniel Barnz ne sort pas les violons et ne cherche pas à tout prix à faire pleurer dans les chaumières. Fascinée par le suicide de Nina (Anna Kendrick), appartenant à son groupe de soutien, Claire se voit hantée par la présence de la jeune femme, à la fois piquante et dangereuse. Si les apparitions d’Anna Kendrick ne constituent pas l’essentiel du film, elle parvient à se trouver une place plutôt satisfaisante.

Cake

Et elle n’est pas la seule : tous les seconds rôles ont droit à leur part de gâteau (badumtss !). Que ce soit Felicity Huffman, présidente complètement délurée du groupe de soutien auquel participe Claire, Lucy Punch en docteur compatissante et n’hésitant pas à céder aux fortes doses d’anxiolytiques, ou encore Sam Worthington en veuf dépassé par l’apparition de Claire dans sa vie, tous prêtent à sourire. Mais la relation la plus importante, c’est celle qu’occupe Claire avec sa domestique Silvana (Adriana Barazza) : elles ne peuvent se passer l’une de l’autre. Du rire franc à la dispute, leur relation passe par toutes les étapes : difficile de ne pas s’attacher à leur complicité.

On se laisse également avoir par la musique de Christophe Beck, mais surtout par la reprise de Halo par Gary Lightbody figurant au générique.

Alors non, le scénario n’est pas non plus brillant d’inventivité et d’originalité, mais Cake a le mérite d’être un film agréable, porté par un duo d’actrices plus que convaincantes.

Qu’il est bon de voir Jennifer Aniston dans un autre registre ! Une performance éblouissante pour un film sincère.

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