Réalisé par : Tobias Lindholm


Avec :
Pilou Asbæk, Tuva Novotny, Dar Salim


Sortie : 
01 juin 2016 


Durée:
 2h00


Budget: /


Distributeur : 
StudioCanal

Synopsis :

« Claus Michael Pedersen, commandant de compagnie danois est déterminé, dans son combat pour changer le monde et diriger ses troupes, tout en se persuadant, lui et ses hommes, que le jeu en vaut la chandelle. Au cours d’une bataille contre les Talibans, une patrouille tourne très mal. « 

2.5/5

Plusieurs de nos rédacteurs ont vu le film et le bilan est mitigé. Quand certains ont vraiment détestés, d’autres en sont assez satisfaits. Mais de nombreux points d’accords ont été trouvés. Tout d’abord, NE LISEZ PAS DE SYNOPSIS sur internet ! Beaucoup d’entre eux spoilent la moitié du film ! Eh oui, il ne manque parfois que le dénouement final dans ces quelques lignes pour que vous n’ayez plus besoin d’aller découvrir A War en salle. Petit message à StudioCanal, n’en racontez pas trop sur votre film….
Hormis cela, A War est somme toute assez banal. Nous en sommes à notre énième film de la décennie devant lequel nous assistons au déroulement d’un procès de A à Z. Est-ce si dur de faire un peu plus original ? Annoncé par son titre comme un film de guerre, A War ne nous emmène heureusement pas dans un patriotisme à outrance comme nous avons presque l’habitude de le voir dans les films américains. En ce point, le film de Tobias Lindholm sort un peu des sentiers battus et se démarque de ces prédécesseurs. Cela reste néanmoins assez grossier et sans grand enjeu.

Claus Michael Pedersen (Pilou Asbaek) vor Gericht

La première partie du film montre Claus Michael Pedersen, le protagoniste principal, interprété par Pilou Asbæk, en Afghanistan lors d’une mission militaire. Cette partie est censée poser le cadre. Très bien. Mais a-t-elle besoin de durer aussi longtemps ? Près de 45 minutes lui sont dédiés et la plupart des informations fournies n’ont vraiment, mais alors vraiment pas grand intérêt. Si nous voulez voir un vrai film de guerre, ne perdez pas de temps et repassez-vous un classique comme La Chute du Faucon Noir dans votre salon. De plus, pendant toute cette première partie, la manière de filmer donne littéralement mal au crâne. Pourquoi donc vouloir utiliser cette espèce de shaky-cam alors qu’elle n’a pas lieu d’être ? Nous pourrions presque dire que l’effet caméra embarqué est tendance en ce moment au cinéma. Mais dans cette première longue partie de A War, cette shakycam est de trop. Les mines, grenades et autres engins explosifs détonnent de partout. De la terre, de la poussière, des débris remplissent notre écran… et se rajoute à ce brouhaha visuel une caméra qui bouge sans arrêt ? Le mal de mer et la migraine sont alors de sortie.
Après l’image, le son. Il semblerait que l’intention était bonne, à la base du projet… Certains effets sonores sont extrêmement bruyants, comme par exemple au moment du décollage d’un hélicoptère. L’ambiance souhaitée aurait pu être correctement appliquée mais… non ! A moins que nous soyons tombés dans des salles obscures où le volume était mal réglé, ne cherchons pas plus loin : l’intention sonore est complètement ratée. Sûrement désirée pour un effet d’immersion complet, elle ne fait juste perdre quelques pourcentages de notre ouïe.

Nach einem Angriff der Taliban zieht Claus Michael Pedersen (Pilou Asbaek) mit einem seiner Männer den verletzten Lasse (Dulfi Al-Jabouri) aus der Schusslinie.

La seconde partie du film se calme sur le visuel et les sons too-much, à notre plus grand bonheur. Dans un cadre beaucoup plus réaliste et respectant les codes cinématographiques du drame, A War se reprend en main. Le scénario débute enfin ! Une vraie histoire se construit devant nous, même si elle reste relativement plate. Ceci étant dit, face aux premières 45 min du film, la moindre bribe d’histoire sensée est captivante. Ne soyons pas de mauvaise foi : les personnages sont majoritairement tous bien interprétés. Les profils sont éclectiques, les rôles sont variés, nous trouvons chaussure à nos pieds dans ce panel d’acteurs plutôt très bon, incluant les enfants. Et pour cause, la plupart des militaires présents dans le film sont de vrais militaires, ayant réellement servi en Afghanistan.
Amateurs d’affaires judiciaires et de condamnations pour crime de guerre, le rendez-vous est donné ! Pour les autres, A War peut être une bonne surprise si on ferme les yeux sur le côté technique de la première partie.

Malgré une technique horrible, A War dévoile les dramatiques conséquences d’un conflit et sauve les meubles grâce à un casting impeccable.

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