American Nightmare

Réalisé par : James DeMonaco

Avec : Frank Grillo, Elizabeth Mitchell, Mykelti Williamson, Joseph Julian Soria et Betty Gabriel

Sortie : 20 juillet 2016

Durée : 1h50

Budget : 10 000 000 $

Distributeur : Universal Pictures International France

 

Synopsis :

Une sénatrice américaine se lance dans la course à l’élection présidentielle en proposant l’arrêt total de la Purge annuelle. Ses opposants profitent alors d’une nouvelle édition de cette journée où tous les crimes sont permis pour la traquer et la tuer…

3,5/5

Après avoir engendré 203 millions de dollars grâce à ses deux précédents films, la franchise American Nightmare (The Purge) est de retour pour une nouvelle nuit extrêmement sanglante. Pour ce troisième opus, on retrouve au casting Frank Grillo (Captain America : Civil War) et Edwin Hodge, déjà présents dans les précédents films, mais l’on retrouve également l’actrice de Lost, Elizabeth Mitchell, ou encore l’acteur Mykelti Williamson (Forrest Gump, Ali, Heat…).

Toujours dans la continuité de la saga et de sa thématique politique, American Nightmare : Elections donne une nouvelle fois à voir un monde ultra-violent, dans lequel les Etats-Unis sont contrôlés par les « Nouveaux Pères Fondateurs » qui ne pensent qu’à leurs intérêts économiques. Toujours ancré dans une violence à l’état pur, ce nouveau volet ne déloge pas à la règle de la franchise. On ressent ainsi une excitation à la vue des purges infâmes devenant de plus en plus salaces et sadiquement mises en scène à chaque film. Cependant, là où le film était avant tout un bête divertissement de violence sur fond de politique formaté, on se retrouve ici avec des thématiques qui ne s’emboîtent pas idéalement.

On peut ainsi dire que le film est divisé en trois parties. La première est la continuité politique avec la présence de la sénatrice Charlene Roan (Elizabeth Mitchell) qui est contre la purge et dont le chef de la sécurité est campé par le personnage de Frank Grillo. La deuxième partie est la purge en elle-même dans les rues de Washington, avec des magnifiques scènes atroces et à la photographie soignée. Enfin, la troisième partie (sûrement la moins bonne) met en lumière la religion, en se déroulant dans une église avec des fidèles qui idolâtrent la purge.

Véritable secte, on nous présente ici des politiciens faisant de la purge une religion qu’ils sacralisent. C’est le point négatif du film, car là ou le fun s’était installé comme dans le deuxième opus (le premier étant plus un home-invasion), on perd en fraîcheur avec un film trop réfléchi. La présence du groupe « White Power » des nazis aurait pu nous livrer des scènes dantesques mais ce n’est malheureusement pas le cas.

American Nightmare: Elections perd en charme malgré ses idées plutôt bonnes. Un bon film de divertissement qui n’arrive cependant pas à la cheville du précédent.

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