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[CRITIQUE] – Assassin’s Creed (2016) !
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[CRITIQUE] – Assassin’s Creed (2016) !

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Assassin's CreedRéalisé par : Justin Kurzel

Avec: Michael Fassbender, Marion Cotillard, Jeremy Irons, Brendan Gleeson, Michael K. Williams, Ariane Labed, Denis Ménochet et Charlotte Rampling

Sortie : 21 décembre 2016

Durée : 1h56min

Distributeur :  Twentieth Century Fox France

Synopsis :

Grâce à une technologie révolutionnaire qui libère la mémoire génétique, Callum Lynch revit les aventures de son ancêtre Aguilar, dans l’Espagne du XVe siècle.  Alors que Callum découvre qu’il est issu d’une mystérieuse société secrète, les Assassins, il va assimiler les compétences dont il aura besoin pour affronter, dans le temps présent, une autre redoutable organisation : l’Ordre des Templiers. 

2,5/5

Justin Kurzel réunit pour une deuxième fois le duo Michael Fassbender / Marion Cotillard après son Macbeth sorti en novembre 2015. Le réalisateur utilise le même schéma dans Assassin’s Creed et se foire en proposant un film trop romancé à défaut d’adapter un jeu vidéo pour le grand public. Ce qui était un monde ouvert mêlant à la fois futur et passé dans une grande aventure historique et d’infiltration se transforme ici en un huis-clos dans Madrid et en de fastidieuses plongées dans l’Animus pendant l’Inquisition espagnole du XVe siècle.

La mise en scène des combats et leurs rythmes sont les seuls points positifs du film avec également la base scénaristique de la recherche de la Pomme d’Eden et du combat contre l’Ordre des Templiers. On retrouve l’esprit d’Assassin’s Creed dans les éléments de narration et dans la gestuelle des cascades, ce qui n’est pas le cas des personnages proposés dans le film. L’échec n’est présent que pour éviter les critiques négatives en vue d’une mauvaise adaptation et d’une nouvelle histoire avec de nouveaux personnages ainsi que la mise en place d’éléments de base pour l’occasion. Il est quand même indiqué que le film est positionné à la fin de Syndicate, dont la sortie sur console a eu lieu en 2015.

Assassin’s Creed est extrêmement mal rythmé et on ne peut que s’accrocher aux scènes d’action et à une superbe lumière du chef opérateur d’Adam Arkapaw (Une vie entre deux océans, Macbeth…). Les transitions de l’Animus au XVème siècle sont mal menées et n’aboutissent en rien au développement de l’histoire. De ce fait, les points mythologiques deviennent très confus. On ne nous contente que d’un strict élargissement minimum de la franchise sans vraiment faire l’effort d’y ajouter la touche spéciale que l’on connaît grâce aux jeux vidéos. De plus, les idéologies des personnages sont assez navrantes surtout dans le milieu avancé où ils se trouvent.

Jeremy Irons (The Borgias, Die Hard 3…) devient un personnage sans vie, acculé par la seule vision de détruire la violence. Il remet la question du libre arbitre en avant – ce qui fait qu’un être peut se déterminer lui-même. Indirectement, le personnage de Jeremy Irons utilise une forme de violence pour aboutir à ses fins et permettre à l’Ordre des Templiers de dominer le monde (vocation inédite pour des méchants). Marion Cotillard, qui ici joue sa fille, est sûrement le personnage le plus intéressant du film. Le fait est qu’on ne distingue pas vraiment sa position dans la part des choses. C’est un personnage travaillé avec précision et qui se distingue de son père, des patients d’Abstergo Industries et de Lynch (Michael Fassbender). En parlant de Michael Fassbender, c’est un personnage assoiffé de vengeance. Il rentre dans le moule du personnage inutile tellement ses envies sont plates, telles un joueur de foot dans Fifa. Il interprète Aguilar de Nerha quand il rentre dans l’Animus, personnage qui semble vraiment intéressant mais dont on n’apprend rien. La française Ariane Labed, qui est Maria durant l’Inquisition espagnole est sous-exploitée. En plus de cela, un brin de romance est dévoilé dans le film, mais sans rien de plus.

Le film ne serait pratiquement à voir que pour ses scènes d’action et l’excellent assaut dans Abstergo de patients mené par Michael K. Williams (Twelve Years a Slave) et d’autres.

Justin Kurzel exerce le saut de la foi avec Assassin’s Creed mais s’écroule à l’atterrissage.

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