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[CRITIQUE] Dark Places (2015)
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[CRITIQUE] Dark Places (2015)

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Dark Places

Réalisé par : Gilles Paquet-Brenner

Avec : Charlize Theron, Nicholas Hoult, Chloë Grace Moretz, Christina Hendricks et Corey Stoll


Sortie : 8 avril 2015


Durée: 1h54min


Distributeur : Mars Distribution


3D: Oui – non

 

 

 

 

 

Synopsis : 

1985. Libby Day a huit ans lorsqu’elle assiste au meurtre de sa mère et de ses sœurs dans la ferme familiale. Son témoignage accablant désigne son frère Ben, alors âgé de seize ans, comme le meurtrier. 30 ans plus tard, un groupe d’enquêteurs amateurs appelé le Kill Club convainc Libby de se replonger dans le souvenir de cette nuit cauchemardesque. De nouvelles vérités vont émerger, remettant en cause son témoignage clé dans la condamnation de son frère.

3.5/5

Six mois à peine après la sortie de Gone Girl par David Fincher, grand oublié des Oscars 2015, c’est au tour d’un autre roman de Gillian Flynn d’être adapté au cinéma : Dark Places, sorti trois ans avant le livre-phénomène ayant offert à Flynn la reconnaissance internationale. Et cette fois-ci, cocorico ! On retrouve le français Gilles Paquet-Brenner  à la réalisation, avec Charlize Theron en tête d’affiche. Alors, est-ce aussi traumatisant que les aventures d’Amy et Nick Dunne ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on retrouve aisément les marques posées par Gillian Flynn, bien qu’elle n’ait pas écrit le scénario de Dark Places : Paquet-Brenner porte la double-casquette de réalisateur et de scénariste sur ce film. Voix-off omniprésente de son personnage principal, comme celle d’Amy Dunn chez Fincher, et atmosphère de grande angoisse. On ressent très rapidement cet ancrage dans un environnement sombre et inquiétant : rien à faire des grandes villes américaines comme Kansas City (où se situe l’action présente), la caméra se place très souvent dans des espaces exigus et étroits comme l’appartement ô combien ravagé de Libby Day. Elle crée l’oppression, le malaise propre au personnage de Libby, hantée par la vision de cette fameuse nuit pendant laquelle sa famille fut massacrée.

Dark Places

Paquet-Brenner se livre à un exercice similaire à celui de son précédent film, le (très) bon Elle s’appelait Sarah (adapté du roman de Tatiana de Rosnay), en alimentant l’histoire sur deux époques différentes. Dans les faits, l’idée est bien plus frustrante dans Dark Places : la trame de 1985 se déroule en vérité sur une période de temps assez réduite, et les coupes entre le présent et le passé se font très souvent à des moments de révélation imminente. Le film joue très souvent avec nos nerfs et parvient à maintenir son suspense jusqu’à un dénouement intense, mais un peu moins tout de même que le twist tordu de Gone Girl. On mettra ça sur le compte de l’expérience de Flynn, étant donné que Dark Places fut écrit plus tôt. Suspense, certes : mais si vous êtes spectateur trop attentif, vous pourrez peut-être deviner une bonne partie du dénouement du film assez tôt à cause d’un léger détail mal amené. Passons.

La grande force de Dark Places, c’est la performance de Charlize Theron. Elle incarne avec brio une jeune femme ravagée par le secret, contrainte d’affronter les démons de son passé à cause du personnage de Nicholas Hoult, luttant pour la révision du procès concernant la famille Day et la libération du présumé coupable : le frère de Libby Day, incarné par Corey Stoll. Le casting du « passé », porté par Christina Hendricks, Tye Sheridan et Chloë Grace Moretz ne manque pas non plus de panache.

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Gabin Fontaine Rédacteur pour Silence Moteur Action, Hollywood Rapporteur et Super assistant web Forum Des Images.