Goodnight MommyRéalisé par : Veronika Franz et Severin Fiala


Avec :
Susanne Wuest, Lukas & Elias Schwarz


Sortie :
13 mai 2015

Durée: 1h34min


Budget: /


Distributeur :
KMBO

3D: Oui – non

 

Synopsis :

En plein été, dans une maison de campagne perdue au milieu des champs de maïs et des bois, des jumeaux de dix ans attendent le retour de leur mère. Lorsqu’elle revient à la maison, le visage entièrement bandé suite à une opération de chirurgie esthétique, les enfants mettent en doute son identité…

2.5/5

Primé au Festival de Gérardmer par les Jurys Jeunes et Syfy, Goodbye Mommy (Ich seh Ich seh) a su marquer ses premiers spectateurs français privilégiés. Première réalisation d’un duo de réalisateurs autrichiens, Veronika Franz et Severin Fiala, le film se présente comme une montée en tension spectaculaire entre une mère et ses jumeaux. Le résultat vaut-il le détour ?

À première vue, tous les bons ingrédients semblent être réunis afin de passer un beau petit moment de tension : Goodnight Mommy prône un certain attachement à l’enfermement. Une belle maison en plein milieu de la campagne autrichienne, la forêt et les prairies qui s’étendent à perte de vue… L’extérieur apparaît comme l’échappatoire des jumeaux, qui se livrent à leurs jeux innocents. Car tout est bien plus terne dans cette immense maison : les plans y sont bien souvent statiques, les couleurs froides, le silence se fait particulièrement pesant. Cette demeure est tout sauf hospitalière, et glace bien souvent le spectateur

On ne peut que se demander ce que l’on pourrait bien reprocher à ces deux frères à l’apparence angélique. La tension se construit aussi face à leur réaction, lorsque leur mère est de retour à la maison. Le malaise entretenu suite à l’opération qu’elle a subie se propage peu à peu, menant les jumeaux à douter de l’identité de leur mère. La relation que ces personnages entretiennent laisse perplexe : les vrais dialogues se font rares alors que les disputes et sources de discordes se multiplient.

Difficile de ne pas le deviner : un secret entoure cette famille aux apparences idéales. Pourquoi la mère a-t-elle dû avoir recours à la chirurgie ? Pourquoi est-elle aussi détachée de ses fils ? Le souci, c’est que ce secret est maladroitement révélé, dans une dernière partie morbide qui tend à faire accélérer toute l’intrigue, alors que l’on s’habituait à quelques longueurs. Le film bascule dans une sorte de torture-porn assez invraisemblable, et son twist final peine à surprendre : de nombreux indices visuels laissaient déjà présager cette issue…

Goodnight Mommy a beau être un huis clos visuellement irréprochable, son final peine à surprendre par son côté expéditif et son manque d’originalité.

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