Jersey Boys

Réalisé par : Clint Eastwood

 

Avec : Christopher Walken, John Lloyd Young, Vincent Piazza, Erich Bergen, Michael Lomenda et James Madio

 

Sortie le : 18 Juin 2014 (2h15min)


Distributeur :
Warner Bros France


Budget :

Synopsis :

Quatre garçons du New Jersey, issus d’un milieu modeste, montent le groupe « The Four Seasons » qui deviendra mythique dans les années 60. Leurs épreuves et leurs triomphes sont ponctués par les tubes emblématiques de toute une génération qui sont repris aujourd’hui par les fans de la comédie musicale…

3/5

Différents degrés d’interrogations ont retenti lorsque l’on a appris que Clint Eastwood (notre Inspecteur Harry quoi…) allait se mettre à la réalisation d’un film musical. Je n’ai pas dit comédie musicale, car, fort heureusement, ce n’est pas le cas. Mais tout de même, revenons un peu sur le contenu de ce film, Jersey Boys, très américain, très 50′s et donc au final trop « très » quoi.

C’était tellement mieux avant…
Il faut croire que le plus célèbre des plus anciens cinéaste américain est un peu nostalgique. À son 84e printemps, nous offrir un tel film relève pour le coup bien de la nostalgie de sa belle jeunesse.

Jersey Boys c’est l’histoire d’une Amérique qui sort grandi de la guerre, c’est l’histoire de personnes qui sont capables de tout pour percer, exister, briller partout où elles passent, c’est le rêve américain avant la télé réalité et internet. Cependant, ce sont aussi des chansons entêtantes, des rythmes un peu vieillots mais que l’on reconnaitrait parmi 1000, bref l’histoire de la musique contemporaine en soit.

On se gomine les cheveux et on enfile son plus beau costume à paillettes.
Cette adaptation cinématographique est plus sujet à être vu comme un divertissement qu’un film, plus proche du téléfilm du dimanche que du prime time du dimanche soir, car on se permet beaucoup de facilités pour dévoiler une histoire pourtant intéressante.

Jersey Boys

Effectivement, le film passe les époques un peu comme bon lui semble, les histoires de ces 4 garçons dans le vent paraissent alors assez basiques, niaises même d’un certain point de vue. Avec un angle de traitement relativement narcissique, on oublie un peu les personnages secondaires pour trop se focaliser sur eux. La bande son extrêmement entêtante a du bon, au début, avant d’être répétitive à outrance, à la fin, pour qu’au final on veuille sortir au plus vite de la salle, après 2h15 un peu lourdes à encaisser.

Sans doute que cela a diverses explications. Le choix du casting laissera à débattre, avec des acteurs un peu convenus et en rien charismatiques, on obtient pas l’intérêt escompté pour l’histoire en question.

Si la réalisation est impeccablement maîtrisée, sans surprise, on peut cependant dire que cela corrige de nombreuses fautes de goûts. Cela dit, il ne faut pas jeter bébé avec l’eau du bain, ce film divertira un public assez spécifique et permettra également, une ballade 50 à 60 ans en arrière. Pourquoi pas.

Retour au classique du genre pour Eastwood avec un casting inégal mais une balade dans une Amérique métamorphosée. Dépaysant.

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