KingsmanRéalisé par : Matthew Vaughn


Avec :
 Colin Firth, Samuel L. Jackson, Mark Strong, Michael Caine et Taron Edgerton


Sortie :
18 février 2015

Durée: 2h09


Budget:  /


Distributeur :
20th Century Fox

3D: Oui – non


Synopsis :

KINGSMAN, l’élite du renseignement britannique en costumes trois pièces, est à la recherche de sang neuf. Pour recruter leur nouvel agent secret, elle doit faire subir un entraînement de haut vol à de jeunes privilégiés aspirant au job rêvé. L’un d’eux semble être le candidat « imparfaitement idéal » : un jeune homme impertinent de la banlieue londonienne nommé Eggsy. Ces super-espions parviendront-ils à contrer la terrible menace que fait peser sur le monde l’esprit torturé du criminel Richmond Valentine, génie de la technologie ?

4/5

Matthew Vaughn est de retour. Après le premier volet de Kick-Ass et X-Men – Le Commencement, le réalisateur s’attaque de nouveau à un comics américain : The Secret Service, créé par Dave Gibbons et Mark Millar. Son ambition : mêler film d’espionnage, casting glorieux, violence décomplexée et comédie. Alors que Paul Feig s’apprête aussi à détourner le genre dans Spy, à venir en juin prochain, le pari de Matthew Vaughn est-il réussi ?

Il a fallu attendre plus de trois ans pour revoir Vaughn à la réalisation d’un film. Ce fut long, très long, trop ? Oui. Et heureusement que Kingsman arrive : c’est un véritable feu d’artifice visuel. Vaughn renoue avec de longues scènes d’action effrénées, à l’image saccadée et avec une violence décomplexée. Les ingrédients de Kick-Ass refont surface pour notre plus grand plaisir. Un conseil, prévoyez les pop-corns. Les plans séquence se multiplient et donnent à voir des affrontements sans limites aux chorégraphies extravagantes, avec un fond rock décapant. Quel plaisir de voir Colin Firth flanquer une pinte de bière dans la tronche d’un piètre « wanker » dans un pub ! Un festival visuel jusqu’au grand final du film, proche du délire psychédélique dont on vous taira les circonstances…

Kingsman

Si le film est un beau festival, c’est aussi et surtout grâce à son casting parvenant à mêler grandes figures du cinéma et nouveaux venus : après tout, c’est ce sur quoi l’intrigue du film repose… Qui pour prendre la place d’un espion disparu ? D’abord directeur du MI-6 on ne peut plus sérieux dans Imitation Game, Mark Strong revient avec le crâne rasé et un cynisme affut, supervisant les interventions des Kingsmen. Michael Caine incarne la prestance et l’autorité anglaise, nouveau Roi Arthur à la table de ses espions. Mais c’est surtout la performance de Samuel L. Jackson qui surprend, hilarant en mégalomane de l’informatique zozotant, prêt à utiliser les technologies les plus communes pour parvenir à ses fins. Bon, les jeunes espions incarnés par Taron Edgerton et Sophie Cookson peuvent parfois sembler en retrait, mais ils obtiennent leur beau moment de gloire au climax du film !

Kingsman

Malgré quelques petits problèmes de séquençage ou de rythme, l’univers de Kingsman devient rapidement accrocheur par son humour et sa folie décapante, tout comme dans Kick-Ass : les deux univers partagent les mêmes créateurs et les mêmes scénaristes pour le film (Vaughn et Jane Goldman). Le duo retrouve la même vivacité que lors de leur précédente collaboration et cela se voit. Le mythe de l’espion gentleman est très vite détourné dans un rite d’initiation semblable à celui de My Fair Lady, dont se joue aisément le duo Firth/Edgerton. Banal film d’espionnage ? Non, « nous ne sommes pas dans ce genre de film », comme le dit le grand méchant Valentine !

On pardonne aisément à Kingsman ses petits problèmes de rythme, car il s’agit avant tout d’une véritable pépite d’action et de comédie. Que James Bond et Jason Bourne frémissent, la relève pointe le bout de son nez… Oh, au fait, ne partez pas dès le début du générique de fin !

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