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[CRITIQUE] Malefique (2014)

[CRITIQUE] Malefique (2014)

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Malefique

Réalisé par : Robert Stromberg

 

Avec : Angelina Jolie, Elle Fanning, Sharlto Copley, Ella Purnell, Juno Temple, Brenton Thwaites, Peter Capaldi, Imelda Staunton et Sam Riley


Sortie le :
 28 mai 2014 (1h37min)


Distributeur :
The Walt Disney Company France


Budget : 200 000 000 $

 

 

Synopsis :

Maléfique est une belle jeune femme au coeur pur qui mène une  vie idyllique au sein d’une paisible forêt dans un royaume où règnent le bonheur et l’harmonie. Un jour, une armée d’envahisseurs menace les frontières du pays et Maléfique, n’écoutant que son courage, s’élève en féroce protectrice de cette terre. Dans cette lutte acharnée, une personne en qui elle avait foi va la trahir, déclenchant en elle une souffrance à nulle autre pareille qui va petit à petit transformer son coeur pur en un coeur de pierre. Bien décidée à se venger, elle s’engage dans une bataille épique avec le successeur du roi, jetant une terrible malédiction sur sa fille qui vient de naître, Aurore. 

4/5

2014 : Disney reprend avec succès le personnage de Maléfique apparu pour la première fois dans le film d’animation La Belle au bois dormant en 1959. L’univers du conte est toujours présent, cette fois-ci dans un univers sombre et horrifique.

Le film débute par une douce entrée dans des paysages merveilleux bercé par une Voix OFF apaisante. Tout commence par une histoire d’amour jusqu’au jour où celle-ci prend fin. En effet, l’amour for ever et ever et ever, n’existe que dans les contes de fées. Ici, c’est la transition qui nous emmène dans le côté obscur de l’histoire.

Elle Fanning

Outre le fait de nous transposer dans un univers enchanteur, Robert Stromberg nous livre des thématiques intéressantes. On sait reconnaître un bon Disney quand celui-ci nous donne à voir des réflexions profondes tout en permettant au spectateur de s’enfuir dans un monde imaginaire aux couleurs édulcorées. La trame principale du film se base sur l’Amour sincère et unique. Celui qui, depuis que nous sommes tout petit, nous berce dans les romans à l’eau de rose, les merveilleux contes et nous entraîne dans une idéologie à paillettes. Néanmoins, en tant que spectateur, nous savons que cet amour est relativement compliqué et que rien ne se passe comme nous l’aurions souhaité. Non, je ne ferai pas une allusion aux vies sentimentales de chacun d’entre nous, mais j’introduis ceci pour vous alerter sur le sujet du film. Après la question de l’amour déchu, vient celle de la trahison  puis de la rancune. Jusqu’où ce vice peut-il mener l’Homme ?

Les personnages qui nous sont présentés dans le premier quart d’heure du film se métamorphosent. C’est ainsi que Maléfique (Angelina Jolie) incarne son personnage éponyme. En utilisant ses sorts, elle condamne la jeune princesse Aurore à un sommeil éternel lors de ses 16 ans. Seul l’Amour vrai pourra l’extraire de ce sortilège. Le roi Stefan est encore plus inquiétant. La vengeance l’entraîne dans un mal subjuguant toute conscience. Le personnage revêt un costume de tyran jusqu’à sombrer dans une folie monstrueuse. Nous voilà avec deux personnages en duel. Or, ce dualisme présent dans le film amène le spectateur à réfléchir. Jusqu’où iront-ils ?

Entre les deux se trouve la princesse Aurore incarnée par la sublime Elle Fanning qui possède encore toute l’innocence de son enfance. L’actrice incarne avec tant de passion son personnage qu’on en oublie son jeu. Elle est émerveillée par le monde qui l’entoure jusqu’au jour où elle découvre les tourments de l’histoire. On partage avec elle le parcours initiatique de sa vie. Son innocence, mais aussi sa bonté, révèlent l’espoir d’un monde meilleur.

À nous, spectateurs, d’entrer dans le monde merveilleux mais diaboliquement humain, du film. Le décor est merveilleux. Entre paysages sombres et contrastés, se fait jour aussi la richesse des pouvoirs des personnages. L’utilisation de la 3D est alors intéressante. Nous volons avec Maléfique, nous sommes ensorcelés par les sorts, nous sommes frappés par la violence provoquée par la colère humaine. Ce sont des images de synthèses éblouissantes qui s’offrent à nous entre poésie et effets spéciaux bluffants.

Malefique

Le format choisi qui peut sembler assez court : 1h37, est ici nullement gênant. En effet, cela évite des longueurs et le scénario permet tout de même d’être bien exploité.

Petit hic : malgré ses grandes prouesses visuelles, Maléfique ne dispose pas d’un scénario d’une grande profondeur. Au milieu du film où la princesse Aurore découvre le monde, il ne se passe rien de trépidant si ce n’est quelques petites piques d’humour avec les trois fées qui ne se chamaillent pour pas grand chose… Alors, Aurore se balade et s’amuse dans son monde féerique, le spectateur quant à lui, peut commencer à bailler avant que l’action se remette en place.

Un beau film signé Disney où le dualisme Amour/Vengeance est traité avec justesse. Des images à nous faire rêver, une 3D qui nous emmène dans l’univers réaliste puis merveilleux/horrifique de Robert Stromberg.

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Laetitia Chatillon Le cinéma sous tous ses angles.