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[CRITIQUE] Maryland (2015)
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[CRITIQUE] Maryland (2015)

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Réalisé par :
Alice Winocour


Avec :
Matthias Schoenaerts, Diane Kruger, Paul Hamy et Victor Pontecorvo


Sortie :
 30 septembre 2015

Durée : 1h38min


Budget : –


Distributeur :
Mars Distribution

3D : Oui – Non

Synopsis :

De retour du combat, Vincent, victime de troubles de stress post-traumatique, est chargé d’assurer la sécurité de Jessie, la femme d’un riche homme d’affaires libanais, dans sa propriété « Maryland ».
Tandis qu’il éprouve une étrange fascination pour la femme qu’il doit protéger, Vincent est sujet à des angoisses et des hallucinations. Malgré le calme apparent qui règne sur « Maryland », Vincent perçoit une menace extérieure…

2.5/5

Maryland est le deuxième film d’Alice Winocour après Augustine en 2012 et sa participation au scénario de Mustang, présélectionné dans la catégorie « Meilleur Film Etranger » pour les Oscars 2016. Le projet est né après la rencontre entre Alice et plusieurs soldats de retour d’Afghanistan, ainsi qu’une étude sur des photographes de guerre, qui ont tous du mal à retourner à la vie civile. Tout comme son premier film, celui-ci a également été présenté à Cannes mais cette fois-ci dans la catégorie « Un Certain Regard ». Le film met en avant l’acteur Matthias Schoenaerts (Bullhead, De Rouille et d’Os…), ainsi que l’actrice Diane Kruger (Inglourious Basterds).

Singulier, Maryland nous plonge dans le trauma de Vincent (Matthias Schoenaerts) victime de troubles de stress post-traumatique suite à son retour d’Afghanistan. Pratiquement à bout et renfermé sur lui-même, le personnage de Vincent s’identifie à celui d’un homme blessé, dont la réalisatrice nous dévoile une partie la atteinte et sombre. Audacieux mais également pénible, le film devient un méli-mélo assez bizarre et périlleux, qu’on commence à apprécier dans ses débuts, mais qui au fil du temps nous ennuie. Alice développe et met la main sur une action intéressante, celle des troubles chez les soldats ainsi que leurs batailles pour s’en sortir. Celle de Vincent est dans trouvée dans l’amour, qui lui tombe dessus un peu par hasard alors qu’il effectue un travail de sécurité dans une grande et belle demeure du nom de « Maryland ». Très vite coléreux et pratiquement asocial au début, les sentiments de Vincent évoluent au fur et à mesure du temps écoulé auprès de Jessie (Diane Kruger). Une paranoïa s’installe dans le personnage et dans la trame, mélangeant un suspens hallucinatoire avec un début flirt.

On s’engouffre rapidement dans un film lent, ou peu de chose se passent et dont on n’arrive pas très bien à cerner où veut en venir la réalisatrice avec ses personnages. La folie qui entoure Vincent est retransmise à travers la violence, dans les quelques rares scènes qui nous réveillent. On prend donc un certain plaisir à travers une légère trame presque horrifique dans le ton et une ambiance pesante avec la composition musicale du DJ « Gesaffelstein ». Une fin haletante est mise en scène pour finalement montrer quelque chose d’inutile et d’incompréhensible. Le personnage de Diane Kruger n’est pas vraiment important, elle est ici la seule raison qui retient Matthias dans la demeure. La mise en avant des mimiques et des expressions faciales plutôt que des belles paroles nauséeuses est un très bon moyen de nous faire ressentir le malaise de Vincent. 

Maryland nous fait voyager dans un huis-clos lent et presque nauséeux avec pour seul recette le traumatisme d’un soldat.

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Gabin Fontaine Rédacteur pour Silence Moteur Action, Hollywood Rapporteur et Super assistant web Forum Des Images.