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[CRITIQUE] Mommy (2014)
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[CRITIQUE] Mommy (2014)

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Mommy

Réalisé par : Xavier Dolan

 

Avec : Anne Dorval, Antoine-Olivier Pilon et Suzanne Clément

 

Sortie : 8 octobre 2014 (2h18min)

 

Budget: /

 

Distributeur : MK2 Distribution – Diaphana Distribution

 

3D:  Non

 

Synopsis :

Une veuve mono-parentale hérite de la garde de son fils, un adolescent TDAH impulsif et violent. Au coeur de leurs emportements et difficultés, ils tentent de joindre les deux bouts, notamment grâce à l’aide inattendue de l’énigmatique voisine d’en face, Kyla. Tous les trois, ils retrouvent une forme d’équilibre et, bientôt, d’espoir.

5/5

Quelle claque,

Jamais Xavier Dolan ne nous avait fait un tel film. C’est d’ailleurs très rare de voir une telle immersion dans la vie pas si anodine d’une famille vraiment pas comme les autres. Avec ce film, le jeune réalisateur semble en passe de pouvoir enfin mettre tout le monde d’accord, à savoir, son don inné pour une réalisation magistrale et un vrai travail poussé sur les personnages qu’il met en avant (ici on en compte 3) et comment il va les gérer.

La famille a souvent inspiré Dolan, en crise dans « J’ai tué ma mère », en deuil et dans l’ignorance de l’autre dans « Tom à la Ferme » et ici, mono-parentale au bord de l’explosion.

Mommy

L’explosion imminente vient du personnage de Steve, jeune homme hyperactif qui a passé plus de temps dans les centres pour jeunes en grande difficultés que dehors libre, quand un jour, du fait d’un changement de législation, il se retrouve à la rue. En pleine rue et seul avec sa mère.

Ainsi, se met en place immédiatement un duo assez magnifique entre la mère (Anne Dorval) et le fils (Antoine-Olivier Pilon), tout deux au tournant (commun ou non) de leur vie, ne sachant plus trop à quoi se rattacher si ce n’est l’autre justement. L’absence du père (décédé), le silence de l’administration qui ne fera rien pour les aider et ce fils, totalement imprévisible, vulgaire, violent, parfois aussi fou qu’attachant, c’est ce à quoi nous allons nous (ra)attacher durant ces 2h20.

Ce n’est pas tout, le duo sera rejoint par une voisine, malade, seule, presque désespérée (Suzanne Clément) qui va très bien intégrer cette famille. Ainsi, tous vont s’aider mutuellement et à leur façon. Ajoutez à cela une extraordinaire bande-son, passant sans aucun problème de Oasis à Céline Dion, grâce à des scènes filmées comme on en voit rarement.

Mommy ne ressemble à aucun autre film, il est libre, inspiré, rêveur et ne déçoit pas. Il s’attache à de nombreux espoirs et offre de beaux moments.

Une claque, une vraie.

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