Terminator Genisys

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Réalisé par : Alan Taylor


Avec :
Arnold Schwarzenegger, Jason Clarke, Emilia Clarke, Jai Courtney,Byung-Hun Lee, Matt Smith et J.K. Simmons


Sortie :
1er juillet 2015 (2h06)


Budget:
170 000 000 $


Distributeur :
Paramount Pictures France

3D: Oui – non

Synopsis :

Le leader de la résistance John Connor envoie le sergent Kyle Reese dans le passé pour protéger sa mère, Sarah Connor et préserver l’avenir de l’humanité. Des événements inattendus provoquent une fracture temporelle et Sarah et Kyle se retrouvent dans une nouvelle version du passé. Ils y découvrent un allié inattendu : le Guardian. Ensemble, ils doivent faire face à un nouvel ennemi. La menace a changé de visage.

3.5/5

Avant même sa sortie, Terminator Genisys était boudé par les fans et violemment lynché par la critique : entre les effets spéciaux qui n’allaient pas, la présence d’Alan Taylor après le second volet de Thor, ou même celle de Jai Courtney ou d’Emilia Clarke au casting (certains auraient préféré Tatiana Maslany dans la peau de Sarah Connor), les excuses ne manquaient pas pour attaquer ce nouvel épisode. Le retour de Schwarzy en T-800 est-il vraiment raté ? On vous dit tout !

Cinquième opus de l’éternelle franchise créée en 1984 par James Cameron, Terminator Genisys s’impose comme le fils spirituel des deux premiers opus de la saga : Alan Taylor et ses scénaristes (Laeta Kalogridis et Patrick Lussier) rendent hommage à l’un des mastodontes de la science-fiction (parce que rien ne détrônera Aliens) en faisant de l’ouverture de Genisys un melting-pot des meilleurs moments de ces deux volets. Les fans apprécieront l’affrontement de Papy Terminator face à son semblable de 1984 !

Or tout a changé : pas seulement la menace, qui est là où on ne l’attend pas (du moins, si vous n’avez pas regardé la bande-annonce finale du film dévoilant l’un de ses principaux antagonistes !), mais surtout du côté du casting ! Place au renouveau : au lieu de faire des balades à dos de dragon, Emilia Clarke (Sarah Connor) s’accorde désormais un peu de temps pour dégommer du robot et à chambrer Jai Courtney (Kyle Reese). Car Sarah sait tout, même en 1984, grâce à l’arrivée de « Papy Terminator« , ce qui modifie complètement toute la timeline de la saga ! Si ces modifications relèvent du mindfuck le plus complet en début de film, tout sera expliqué – ou presque (on ne sait pas qui envoie Papy dans le passé, par exemple). En toute franchise, Emilia Clarke fait vraiment le job et reprend habilement le rôle tenu par Linda Hamilton (nous leur trouvons même une certaine ressemblance physique !), et fait un duo de choc avec Schwarzenegger. Les vannes et catchphrases pleuvent à flots, surtout entre le Terminator et Reese. Parfois un peu trop, puisque certaines scènes « calmes » ont tendance à se perdre en longueurs, mais ce mélange entre humour et action s’avère plutôt convaincant !

Terminator Genisys 1

On regrettera seulement la performance de Jai Courtney, qui continue à avoir la poisse malgré tous ses efforts : cette étiquette de « flingueur de sagas » (rappelez-vous Die Hard 5… non, vous ne voulez pas ? Normal. Évitez aussi Divergente.) lui colle définitivement à la peau. Heureusement, Jason Clarke rehausse le niveau dans la peau de John Connor… et Arnold Schwarzenegger signe enfin son grand retour, après une absence remarquée dans Renaissance (comment ça, vous voulez aussi l’oublier ?) : il essaie une nouvelle fois de s’intégrer et de comprendre tant bien que mal les relations humaines. Comme le dit Sarah, il y a du boulot !

Les deux volets ne servent pas de base à l’intrigue pour rien : veillez à vous rappeler de ses personnages afin de ne pas passer à côté de certains petits détails du scénario. Celui-ci n’a, finalement, pas grand chose d’étonnant (et Alan Taylor peste bel et bien contre la promo du film), faisant évoluer la menace Skynet à un autre niveau, bien plus moderne : vingt ans ont passé, et notre vision du numérique aussi. Restent les scènes d’action grandiloquentes, qui sont bien à la hauteur de ce que l’on peut attendre d’un Terminator. Genisys est donc un divertissement plaisant, faisant table rase des troisième et quatrième opus. Pour autant, il se suffit à lui-même et l’existence d’une nouvelle trilogie n’est pas du tout indispensable…

Terminator Genisys n’est pas un raté : malgré un scénario convenu, il joue habilement avec les deux premiers volets de la saga, offre un grand spectacle visuel et un Schwarzy au top de sa forme !

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