Réalisé par :Michael O’Shea


Avec :
Eric Ruffin, Chloe Levine, Aaron Moten


Sortie : 
Prochainement 


Durée:
 1h40


Budget: /


Distributeur : 
ARP Sélection

Synopsis :

« Queens, New York. Milo a 14 ans. Orphelin, son seul refuge est l’appartement qu’il partage avec son grand frère. Solitaire, il passe son temps à regarder des films de vampires. L’arrivée d’une nouvelle voisine fera naître en lui des sentiments inédits; »

0/5

The Transfiguration est sans intérêt. Vendu comme un film de genre à base de vampire, le film ne tient même pas sa promesse. Ni film de genre, ni vrai film de vampire n’est proposé aux spectateurs. Cette erreur de catégorisation aurait pu être pardonnée si The Transfiguration se rattrapait sur autre chose, par exemple sur la qualité des images ou sur son originalité. Les minutes passent, les quarts d’heure défilent, mais rien ne change : rien n’est intéressant. Pire encore, le film est complètement ennuyant. Aucun enjeu.
Les films de vampires se situent généralement dans des atmosphères très sombres et glauques. Ici, le réalisateur Michael O’Shea a essayé de faire quelque chose d’original en plaçant l’unique vampire dans un cadre spatio-temporel complètement réel. Echec. Cela ne donne rien de bien. Cela ne sauve en aucun cas le scénario désastreux, bien au contraire. Le personnage principal est un américain, totalement normal à première vue. Mais c’est plus fort que lui, il a besoin de boire du sang. Voilà, notre seul et unique vampire dans The Transfiguration. Il ne fait pas peur, n’est pas intriguant et n’est même pas attachant. Un personnage dont on se moque clairement. C’est bien triste pour un 1e rôle ! L’intention du réalisateur est surement ici : prendre une personne commune et la rendre accro au sang avec une certaine perversité. Cela aurait pu donner un très bon résultat. Ce n’est pourtant pas le cas de The Transfiguration. Aucune intensité, aucun frisson côté spectateur.

Cette quasi banalisation du vampirisme devient très rapidement hautement ridicule. Le sujet est introduit de façon beaucoup trop explicite. Il n’y a aucune finesse. Le film regorge d’images redondantes pour le moins très claires : des cassettes VHS de Dracula sont montrées plusieurs fois ainsi que des extraits vidéos de vampires par exemple…. N’est-ce pas un peu prendre le spectateur pour un idiot ? A moins que ces images servent à rappeler que nous sommes censés être devant un film de genre, ce qui ne saute vraiment plus aux yeux au bout de seulement quelques minutes de film. Histoire d’en remettre une couche, le réalisateur se sert du second rôle, joué par Chloe Levine. Celle-ci sympathise avec le dit-vampire. Au cours de leurs multiples conversations sans queue ni tête, il arrive très souvent qu’elle se mette innocemment à parler …. De vampires ! Mais quel naturel … ! « Au fait, toi les vampires tu en penses quoi ? Juste pour savoir » non non non et non, ce n’est absolument pas possible ! Et l’amitié entre cette fameuse jeune fille et l’américain, à quoi sert-elle ? Leur idylle tantôt amoureuse tantôt amical n’a rien de beau, rien de fou, c’est plat, c’est d’une inutilité monstrueuse.
Assez dit pour le scénario, qui, vous l’aurez compris, est radicalement raté de A à Z. Côté technique maintenant, ce n’est pas mieux ! Beaucoup trop de caméra épaule. L’utilisation de ce procédé peut être très efficace quand il est justifié. Mais là, rien à faire. Si cette façon de filmer devait permettre aux spectateurs de se sentir plus concerné et d’être intégré à la vie de Milo (Eric Ruffin), le jeune américain, sachez que cela ne marche pas. Des fois, seulement, la caméra est utilisée à bon escient: il arrive que le point de vue donne l’impression d’être celui d’un animal en chasse, caché derrière des éléments du décor, à scruter sa proie. Là, et seulement là, les images sont percutantes et donnent l’impression d’une cohésion entre ce qui est filmé et la manière dont cela est filmé.
Rien de plus. Niveau sonore, tout reste extrêmement basique et encore une fois, sans aucune intensité. Si vous vous attendez à voir un bon film de genre, vous vous trompez. En fait, même s’il n’est pas de genre, The Transfiguration n’est même pas un bon film.

Entièrement raté. N’allez pas y perdre votre temps.

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