Home Critiques [CRITIQUE] The Walk – Rêver plus Haut ! (2015)
[CRITIQUE] The Walk – Rêver plus Haut ! (2015)
0

[CRITIQUE] The Walk – Rêver plus Haut ! (2015)

0

The Walk

Réalisé par : Robert Zemeckis

Avec : Joseph Gordon-Levitt, Ben Kingsley, Charlotte Le Bon, Clément Sibony, James Badge Dale et Ben Schwartz

Sortie : 28 octobre 2015 (2h03min)


Budget: –

Distributeur : Sony Pictures Releasing France

3D: Oui – non

Synopsis :

«Biopic sur le funambule français Philippe Petit, célèbre pour avoir joint en 1974 les deux tours du World Trade Center sur un fil, suspendu au-dessus du vide. »

4.5/5

Ne cherchons pas midi à 14h, The Walk est grand, il est beau et il nous prend aux tripes. Bon d’accord, nous allons tout de même vous en dire un peu plus. Le film de Robert Zemeckis se compose de trois grandes parties.


Tout d’abord, nous apprenons à connaître le personnage interprété par Joseph Gordon-Levitt : Philippe Petit. De ses petites manies jusqu’à la narration de ses plus grands rêves, le célèbre funambule se dévoile aux spectateurs dans un cadre parisien presque plus vrai que nature. Plongée au cœur des années 70, la ville française se voit habillée de ses plus beaux stéréotypes, entre les bâtiments haussmanniens et son côté bohème. Cette photographie d’un Paris quasiment parfait est un peu tirée par les cheveux, mais elle nous convient largement. La ville est belle, on apprécie de la voir comme cela.

Dans un second temps du film, The Walk nous entraîne dans le côté professionnel de la vie de Philippe Petit. Mêlé de la rencontre avec sa petite-amie et ses amis qui seront ses complices lors de ses exploits, nous assistons à la montée grandiose d’un homme qui réalise ses rêves coûte que coûte. À côté de cela, le film est rendu dynamique par la narration externe du personnage principal interprété par Joseph Gordon-Levitt. Ces interventions ponctuent The Walk d’anecdotes et elles le rendent beaucoup plus fluide. On ne voit plus le temps passer !


La troisième partie du film est évidemment la plus palpitante. Le film se concentre alors autour de la traversé qui a fait de Philippe Petit, un des funambules les plus célèbres à l’heure actuelle. Sans connaître précisément la biographie de cet homme, les spectateurs sont majoritairement au courant du dénouement final du film puisque, comme on le sait, Philippe Petit est toujours en vie ! Malgré cela, The Walk se joue de nous. Et ce n’est pas une exagération de dire qu’une grande partie de la salle de cinéma dans lequel nous avons pu voir le film avait la main devant la bouche, se mordant le bout des doigts pendant la dernière demie heure. Un réel spectacle, c’était grandiose ! On frisonne devant Joseph Gordon-Levitt qui tient parfaitement son rôle, on a peur, on hésite : « Et si … Et s’il tombait ? »


The Walk Les acteurs, parlons-en. Encore une réussite pour The Walk. Joseph Gordon-Levitt nous épate avec son français très bien exprimé, et à contrario, la française Charlotte Le Bon manie gracieusement la langue anglaise. Les deux forment un duo chic et surtout, efficace.


Les personnages plus secondaires ont également une place de choix dans la réalisation de Robert Zemeckis, et leur interprète (Ben Kingsley pour Papa Rudy ou encore Clément Sibony pour Jean-Louis,…) en sont à la hauteur. Chacun d’entre eux à sa particularité mais on s’attache vite à eux par leur simplicité et leur grande sympathie. On notera les rires des spectateurs, attendris et surpris lors des coups de gueules en français de Joseph Gordon-Levitt, ou lorsque celui-ci utilise, avec son accent anglais, des expressions françaises presque oubliées (« Les carottes sont cuites ! »). Ces moments drôles rajoutent un peu plus encore de légèreté dans un film qui nous fait déjà planer.

The Walk
Et quand nous vous parlons de planer, encore une fois, c’est presque la réalité. Les images sont époustouflantes. La 3D donne un rendu vertigineux. On se retrouve en haut de gratte-ciel en compagnie de Philippe Petit, nous sommes ses yeux. Certains ressentiront le vertige, d’autres trouveront cette expérience unique, mais dans tous les cas, les images que nous offre Robert Zemeckis grâce à The Walk sont fabuleuses. Elles sont d’une beauté qui nous coupe littéralement le souffle.


Et comme si les images ne suffisaient pas, la bande son du film est également choisie avec brio ! C’est un peu la cerise sur le gâteau. Nous n’en dirons pas plus, mais « La lettre à Elise », composition de Ludwig van Beethoven n’aurait pas plus être mieux placée pour nous faire planer avec Philippe Petit.

The Walk est grandiose. On vole en compagnie de Philippe Petit et Joseph Gordon-Levitt sur ce qui ont été les plus grandes tours du monde. Une parfaite réussite.

Image de prévisualisation YouTube
Estelle Lautrou 22ans, Normande, étudiante en journalisme à Paris.