Après de longues années de développement, Martin Scorsese voit enfin son projet fétiche se réaliser. Créé avec  Mick Jagger membre fondateur des Rolling Stones et Terence Winter scénariste de Boardwalk Empire, Les Soprano ou encore du Loup de Wall Street, la série retrace l’histoire de quarante ans de musique à travers les yeux de Richie Finestra (Bobby Cannavale), un producteur de disques qui tente dans les années 70 de faire renaître de ses cendres son label en trouvant de nouveaux sons et de nouveaux talents alors qu’il traverse sa crise de la quarantaine. Bien évidemment tout ne va pas se passer comme prévu et… drogue, mafia, sexe et musique seront au rendez vous. Tout va se mélanger pour ne faire qu’un, une saison de neuf épisodes de 52min précédés d’un pilote de 112min réalisé par Martin Scorsese lui même.

Nous avons vu ce très long pilote, ce nouveau film de Scorsese qui n’en n’est pas un. Merci à Bigger Than Fiction pour la soirée, et aussi à OCS et Canal !

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Avec son pitch prometteur et sa bande annonce entraînante, Vinyl annonce du bon, surtout quand on sait que ce n’est d’autre que le réalisateur Martin Scorsese qui est aux commandes. Créateur de la série avec Mick Jagger et Terence Winter, le réalisateur du Loup de Wall Street n’assurera que le show du pilote, laissant sa place par la suite à d’autres réalisateurs talentueux.

 

Avec ce pilote exceptionnellement long, Vinyl s’offre l’ampleur d’un film de Scorsese pour placer les bases de ce qui pourrait devenir un classique. C’est ainsi Bobby Cannavale qui a le grand honneur d’ouvrir le bal, acteur principal de la série il incarne avec brio ce producteur de disque en plein crise. Le bal est ainsi lancée sous les yeux de Martin Scorsese qui laisse ici sa touche personnelle cannibalisée par la musique Rock n’roll.

Rythme enflammé, à la playlist imposante et envahissante, Vinyl c’est aussi la reconstitution d’une époque avec efficacité!

vinyl

On connait la chanson, un peu de sexe, de cocaïne, un personnage tourmenté et en voiture pour deux heures de mise en bouche sur le personnage de Richie Finestra. Bien évidemment on en découvrira pas plus, il faut en garder pour les autres épisodes. Mais qu’en est-il des deux heures ? Et bien finalement Scorsese a fait ce qu’un autre aurait pu faire en 30min de moins. On a la vague impression que le scénario écrit de base en long métrage a eu du mal à se retrouver en série, proposant un pilote à l’intrigue légère et basique et aux personnages secondaires sous développés.

Çà passe ou ça casse! Pas vraiment convaincu par ce pilote, qui a réussi à faire quelque chose de correcte sans pour autant donner envie de voir la suite. On ressent la touche Scorsese, abrutie par la force de sa soundtrack et emporté par le rythme de la bande annonce. Plus un hommage au Rock n’roll, ce premier épisode a tout de même mis en place un univers riche en matière! Tout va se jouer dans son traitement, dans le traitement des personnages secondaires et dans leur évolution.  A voir sur la suite mais pour l’instant Scorsese a montrer artistiquement ce qu’il savait faire dans un Loup de Wall Street de la musique, bloqué par l’histoire et le traitement des personnages à ne pas trop dévoiler. Il passe le flambeau ou la balle brûlée à Allen Coulter qui a beaucoup à faire pour remonter la pente.

Vinyl est diffusée en France du 15 février au 18 avril sur OCS City, une chaine  des offres CANAL à 20h55 en US+24.

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