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À LA MODE
Que ça soit des thrillers cultes (Psycho, Fargo) ou des films fantastiques (Legion), des films de science fiction (Stargate) ou des comédies (We Hot American Summer), une nouvelle « mode » s’installe : adapter un film en série télé. Si beaucoup sont réussies (Bates Motel, Fargo, Stargate SG1, Atlantis ou Universe), ces « prolongements » aux univers cinématographiques se sont souvent fait sans le réalisateur original.

The Girlfriend Experience fait donc partie de ces séries là, en étant basée sur le film éponyme sorti en 2009 et réalisé par Soderbergh. Cependant, ici, c’est le cinéaste lui même qui a décidé de produire la série. L’histoire est la même, et la série suit – sur 13 épisodes – la relation entre des call-girls et des hommes d’affaires.

Christine jongle entre deux vies : brillante étudiante en droit le jour et call-girl la nuit…

Girlfriend Experience

Nous avons ainsi pu découvrir les quatre premiers épisodes de la série dans un style très SODERBERGHIEN.

TRÈS SODERBERGHIEN
L’héroïne de la série, interprétée avec brio par Riley Keough, est étudiante afin de devenir avocate. Quand on la découvre, dans le pilote, on voit une jeune femme perdue dans un monde qu’elle ne comprend pas/plus. Elle décide, par le biais de son amie, de rencontrer des hommes (riches), avec qui, entre autre, elle couchera.

La véritable réussite de la série est de capter ce qui fait l’intérêt des films de Soderbergh : les idées. The Girlfriend Experience décrit un monde amère et froid, par le biais de la psychologie travaillée de ses personnages, autant perdu que nous. La critique de la société est sévère, mais juste, et on se prend d’empathie pour ses personnages.

La mise en scène permet donc d’installer une ambiance, que l’on pourrait qualifier de presque malsaine. La caméra filme l’ennuie des personnages, et nous nous retrouvons nous mêmes désarçonnés. Que voyons nous réellement ? Quels messages tente de nous faire passer la série ?

Girlfriend Experience

En conclusion, The Girlfriend Experience est une expérience. On en ressort touché, par la froideur du monde qu’elle décrit, des limites que nous nous fixons, du raison de vivre. Sans dénaturer ou remaker le film original, la série explore encore plus loin les relations et la psychologie des personnages. C’est à découvrir dès le 11 avril sur OCS Max, et à ne pas louper !

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