Halloween pointe de nouveau le bout de son nez : citrouilles, bonbons à gogo, déguisements effrayants ou rigolos, et soirée films d’horreur à la clé. Cette année, Pulp Movies vous propose d’innover en mêlant le rire à l’épouvante. Que l’humour soit purement assumé, ou que le film soit si nul que l’on passe plus de temps à s’esclaffer qu’à flipper, tout sera bon pour vous convaincre avec nos cinq suggestions toutes aussi farfelues les unes que les autres !

Sharknado

Quoi de mieux pour commencer que la saga la plus débile au monde ? Celle de nos requins tornades adorés ! Sharknado n’est plus à présenter : entre ses effets spéciaux complètement à la ramasse, ses personnages qui survivent toujours de manière improbable à de multiples coups de mâchoire, ses dialogues à couper au couteau… on ne sait plus où donner de la tête. On appréciera surtout ce fameux moment où George R.R Martin se fait bouffer dans le dernier opus : la vengeance est un plat qui se mange froid ! Fin et April Shepard vous attendent pour d’invraisemblables aventures bourrées de caméos. Gros navets pour les uns, films cultes à l’humour complètement assumé pour les autres, libre à vous de penser ce que vous souhaitez…

Profitez-en, les deux premiers films sont disponibles sur Netflix.

The Green Inferno

On l’aura attendu longtemps, celui-là. Deux ans avant que le nouveau cauchemar horrifique d’Eli Roth n’arrive sur les écrans, en se confrontant à Knock Knock en salles. Si ce dernier mise davantage sur la terreur psychologique, The Green Inferno est une descente aux enfers atrocement gore et qui en rajoutera toujours plus pour vous dégoûter. Le réalisateur de Cabin Fever n’aura pas autant oublié son légendaire sarcasme : entre ses personnages aux stratégies minables, livrés à des situations plus que cocasses, et leur manque de bol pire que Mr Bean, Eli Roth aura su se lâcher à nouveau ! Et nous, ça nous plaît. Pourquoi pas à vous aussi ?

Le film est disponible sur toutes les plateformes de vidéo à la demande (sa sortie DVD/Blu-Ray seulement prévue en janvier 2016).

Stung

Nous l’avons découvert en septembre à l’Étrange Festival, il vient de sortir en DVD : Stung est un autre film avec de grosses bébêtes qui font peur, et qui sont bien décidées à vouloir vous bouffer tout cru. Dans un registre un peu plus crédible que Sharknado (avant tout grâce à un visuel un peu plus travaillé), Stung ne s’empêche pas pour autant d’être davantage une comédie qu’un film d’horreur à part entière – malgré ses cruelles mises à mort, grâce à sa palette de personnages variée : la petite mamie sourde comme un pot, le couple de serveurs dont la relation sera mise à rude épreuve pendant la soirée, et le propriétaire des lieux, taré, raciste, complètement acariâtre… Bref, Lance Henriksen qui se donne à fond, et qui s’autorisera même un clin d’oeil à Alien (assez inévitable, d’ailleurs).

Détour Mortel

Alors que le septième opus de la saga Détour Mortel semble se profiler pour une sortie en 2017, cela vous laisse un peu de temps pour regarder les six précédents… Abonnée aux directs-to-DVD, Détour Mortel nous hante depuis plus de dix ans avec ses mutants cannibales et incestueux. Si la saga a su se renouveler en mêlant pseudo télé-réalité et horreur dans son second opus, puis par un préquel en guise de quatrième épisode, elle se contentera généralement de livrer un petit groupe de jeunes à eux-mêmes au milieu d’une forêt, où il n’y a évidemment pas de réseau, et où ils n’auront évidemment aucun moyen de s’en sortir facilement (sinon c’est pas drôle). De film en film, ces cannibales se tritureront le peu de neurones à leur disposition pour élaborer des pièges atrocement efficaces… Amateurs de mises à mort outrancières, vous serez servis !

[●REC]³ Genesis – [●REC]⁴ Apocalypse

Les deux premiers [●REC] avaient su redonner un bon coup de fouet au cinéma d’horreur, en remettant à la mode le found-footage (vous savez, ce truc qu’on nous a ensuite resservi à la pelle dans une bonne tripotée de films, et pas franchement pour le meilleur), et en instaurant cette étrange mythologie mêlant zombies et possession démoniaque. Les troisième et quatrième opus étaient censés délivrer les origines et les conséquences finales du virus, et force est de constater que Jaume Balaguero et Paco Plaza sont un peu passés à côté de leur sujet. Le Genesis de Plaza n’a finalement rien expliqué, et s’est contenté d’être un bon gros bac à sable récréatif avant l’Apocalypse de Balaguero. Une comédie horrifique dont l’humour n’a pas toujours été perçu par les spectateurs, et pourtant entièrement assumé par le réalisateur : un décalage complet avec les deux premiers volets. Difficile de croire au sérieux quand on voit un sosie de Bob l’Éponge se faire courser par des zombies. Pourtant, ce troisième opus se laisse regarder, et apprécier. Tout le contraire de l’ultime épisode, dont on rira aux larmes tellement il est raté.

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