Kristy Barrington
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Anecdote
La cigarette électronique (ou e-cigarette), aussi appelée vapoteuse, vap ou vaporisateur personnel, est un dispositif électronique, rechargeable ou jetable (appelé alors puff), générant un aérosol destiné à être inhalé. Elle produit une « vapeur » ressemblant visuellement à la fumée produite par la combustion du tabac. Cette vapeur peut être aromatisée — arôme de tabacs blonds, bruns, de fruits, de bonbons, etc. — et contenir ou non de la nicotine. L'utilisation de la cigarette électronique est également désignée par les verbes « vape » ou « vapoter ».
À la différence de la fumée produite par une cigarette traditionnelle, cette « vapeur » n'est pas du tabac brûlé et ne contient donc ni monoxyde de carbone, ni goudrons. Elle contient néanmoins des particules et substances potentiellement cancérogènes ou toxiques, mais en quantité bien plus faibles que la cigarette (ou la pipe). Elle est souvent présentée comme une alternative moins nocive au tabac ou comme un substitut pour le sevrage tabagique, en particulier au Royaume-Uni, mais l'OMS et des agences nationales comme Santé publique France ont conclu à partir des études disponibles que le potentiel du vapotage comme outil d'aide au sevrage tabagisme « n'[était] pas clair ».
En 2019, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) l'a qualifiée « d'incontestablement nocive » et a appelé les gouvernements à sa régulation. Cette décision a été critiquée en France par l'Académie nationale de pharmacie et par le Pr Gérard Dubois, président d'honneur de l'association Alliance contre le tabac.
La cigarette électronique fait l'objet de restrictions dans de nombreux pays ; sa commercialisation est interdite au Brésil et en Inde.
Au contraire, l'industrie du tabac fait désormais campagne en sa faveur (et en faveur d'autres produits comme le tabac chauffé) auprès des pouvoirs publics.
Voté en mars 2024 suite à une diffusion de l’Assemblée nationale et du Sénat, les puffs sont désormais interdites à la consommation et à la vente. Cette infraction conduit à une amende allant jusqu’à 200 000 €.