[AVIS] Mortal Engines, pas assez exigeant !

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Synopsis:
Des centaines d’années après qu’un évènement apocalyptique a détruit la Terre, l’humanité s’est adaptée pour survivre en trouvant un nouveau mode de vie. Ainsi, de gigantesques villes mobiles errent sur Terre prenant sans pitié le pouvoir sur d’autres villes mobiles plus petites.

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Après la trilogie du Hobbit, Peter Jackson, le réalisateur du Seigneur des Anneaux revient doucement au cinéma. Ainsi après quelques années de repos, il revient avec ce Mortal Engines, adaptation de l’univers steampunk de Philip Reeve qu’il a co-écrit et produit préférant laisser les rênes à Christian Rivers technicien effets spéciaux avec qui il a collaboré sur ses films comme le Seigneur Des Anneaux mais aussi King Kong (2005) ou encore Braindead (1992). Son nom est évidemment un excellent argument de communication, mais quand est-il de son travail de producteur et de scénariste sur Mortal engine ?

Mortal Engines trouve une sorte de facilité au milieu de nombreuses idées maladroites. Le film est une sorte de soupe mélangeant le Seigneur des anneaux, Star wars et Mad Max, mais ne parvient pas totalement à trouver sa propre personnalité. Il faut dire aussi que l’univers est bien chargé… les scénaristes veulent en dire trop en à peine deux heures, qu’elle est le résulat ? Des sous intrigues bâclés, des personnages laissés sur le carreaux et des actions bancales.

Lorsque vous entamer une saga avec un nouvel univers, des nouveaux personnages et les nouvelles lois qui régissent cette univers, il faut les communiquer efficacement au specteur sans sauter les étapes sinon vous brisez ce que l’on appel la “suspension consentie de l’incrédulité”. La définition de ce terme un peu barbare est néanmoins très simple et commune à tous : opération mentale qui consiste à accepter de vivre un rêve ou une fiction comme s’il s’agissait de la réalité, pour mieux ressentir ce que pourrait être la situation évoquée. Sauf que Mortal engines ne nous laisse pas le temps et bâcle certaines sous intrigues et certains personnages pour faire avancer l’histoire. Et oui caler 300 pages d’un roman dans un film de deux heures n’est pas chose facile. Le résultat, lorsqu’un film n’est pas totalement repensé pour l’écran, c’est un film qui n’accroche pas. C’est le cas de nombreux blockbuster holywoodiens, on vout balance un univers dans la tronche avec tout ses codes que vous devez ingérer en à peine 40 min.

C’est bien dommage puisque malgré ça on remarque une touche artistique interessante. Visuellement réussi le film s’ouvre pourtant dans une atmosphère très intense et nous accroche réellement pendant les 15 premières minutes pour tomber après dans un blockbuster fade et sans saveur comme nombreux autres; aux multiples erreurs et surtout au côté grand public qui ici lui fait défaut. Même si c’est produit par Peter Jackson, le talent du grand Hugo Weaving ne fait pas la différence avec son personnage malheureusement caricaturé. C’est pareil pour tout le casting et ne parlons pas du personnage de Leila George qui incarne Katherine Valentine la fille de Thaddeus Valentine (Hugo Weaving), un personnage totalement inexploité qui souffre comme le film de l’envie de trop en faire et d’une extrême sensation de fadeur. A l’image des costumes, trop propres par rapport à l’ambiance du film, ce qui n’est certes un détail mais qui reste totalement explicite quant à la fadeur du film.

Mortal Engines avait un potentiel mais l’idée d’en faire une saga ni trop sombre ni trop apocalyptique en fait un blockbuster populaire mais fade et sans grand intérêt. Décidément les talents de Peter Jackson s’effacent… Grand argument marketing, même s’il n’a plus rien à prouver il serait temps de nous surprendre à nouveau, on l’espère avec le prochain Tintin qu’il réalisera avec Steven Spielberg à la production. Christian Rivers quant à lui propose un film visuellement intéressant à l’univers post apocalyptique inexpliqué mais à moitié réussi. Un film qui ne ne propose rien de nouveau si ce n’est un énième blockbuster qui se plante sur son scénario surchargé et mal exploité, un projet qu’il vaudrait mieux effacer de l’ardoise producteur de Peter Jackson qui a pourtant son nom sur toutes les affiches.

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