🌞 Midsommar est un film réalisé par Ari Aster, sorti le 3 juillet 2019 en France. On y retrouve Florence Pugh, Jack Reynor, William Jackson Harper, Will Poulter, et Ellora Torchia.
Après un drame familial, Dani (Florence Pugh) et son petit ami Christian (Jack Reynor) accompagnent des amis américains dans une communauté suédoise isolée qui célèbre un festival solstice unique tous les 90 ans. Ce qui débute comme un séjour paisible tourne en cauchemar rituel, au cœur d’un culte aussi lumineux qu’atroce
🎭 Haley Lu Richardson pressentie pour Dani
Avant que Florence Pugh ne décroche le rôle qui a marqué sa carrière, Haley Lu Richardson (The Edge of Seventeen, Columbus) avait été envisagée pour incarner Dani. L’actrice aurait même été approchée par Ari Aster, mais a finalement décliné le projet. Un choix qu’elle a ensuite décrit comme douloureux, tant le film lui tenait à cœur. Finalement, le rôle est revenu à Florence Pugh, dont la performance intense a été saluée unanimement.

🇸🇪 Tourné en Hongrie, pas en Suède
Bien que le film se déroule dans une commune rurale suédoise, aucun plan n’a été tourné en Suède. Toute la production a eu lieu en Hongrie, où les décors du village ont été intégralement construits à la main dans un champ à proximité de Budapest. Ce choix s’explique par des contraintes logistiques, mais il a permis à l’équipe un contrôle total sur l’environnement, la lumière naturelle et les éléments du décor, sans dépendre de villages existants.
🎨 Inspirations visuelles inattendues
Pour composer l’esthétique unique de Midsommar, Ari Aster s’est inspiré de films visuellement marquants mais très éloignés du genre horrifique : Le Narcisse noir (1947) pour ses couleurs vibrantes, Macbeth de Polanski (1971) pour son atmosphère cérémonielle, Tess (1979) pour ses paysages pastoraux, et Il est difficile d’être un dieu (2013) pour son étrangeté viscérale. Une alchimie visuelle qui donne au film son identité hypnotique

👴 Une icône oubliée dans la scène du saut
Le vieil homme qui se jette de la falaise est joué par Björn Andrésen, révélé dans Mort à Venise (1971), où il était surnommé « le plus bel adolescent du monde ». Un clin d’œil cruel au passage du temps, et une touche tragique ajoutée par Ari Aster à cette scène déjà marquante.
🎞️ Une lumière crue et maîtrisée
Midsommar casse les codes de l’horreur en se déroulant quasiment entièrement en plein jour. Le chef opérateur Pawel Pogorzelski, déjà complice d’Ari Aster sur Hérédité, signe une photographie éclatante et maîtrisée, où la lumière naturelle devient source d’angoisse. Cette clarté constante, presque aveuglante, accentue le malaise et transforme chaque scène en cauchemar éveillé.
🧵 10 000 fleurs cousues à la main
La robe de la Reine de Mai, portée par Florence Pugh dans la dernière partie du film, est une pièce d’artisanat impressionnante. Elle a été réalisée à la main par l’équipe costumes, avec plus de 10 000 fausses fleurs cousues une à une sur plusieurs semaines. Son poids dépassait les 13 kilos, rendant les scènes finales encore plus éprouvantes pour l’actrice, renforçant ainsi l’aspect sacré et sacrificiel du moment.


😱 En Suède, on rit
Ironie du sort : en Suède, pays que le film met en scène, Midsommar a été perçu moins comme un film d’horreur que comme une comédie noire absurde. De nombreux spectateurs ont ri face aux coutumes déformées et aux situations extrêmes, y voyant une satire plus qu’une menace. Les critiques locales ont d’ailleurs salué la performance d’Ari Aster pour son humour grinçant et son regard décalé sur les traditions folkloriques.
